HISTORIQUE

 L'origine de la Foire des Rameaux

La foire des Rameaux au tout début du XXe siècle sur le cours St André à Grenoble (actuel cours Jean jaurès, près la place Hubert Dubedout).

 

On distingue la porte de France au loin ! Sources: bibliotheque municipale grenoble La foire n'a pas toujours été à l'Esplanade. Il faut savoir que la foire des Rameaux date en réalité de 1780. Plus tôt, en 1184, le Duc de Bourgogne reconnait l’existence des foires de Grenoble. Puis en 1528, le Gouverneur du Dauphiné François Comte de St-Pol fixe à trois le nombre de foire : celle de la St Vincent le 22 janvier, celle du 15 août, celle de la St Barbe le 4 décembre. En 1780, le conseil de la ville décide de créer la foire des Rameaux. Elles se tenaient au Jardin de Ville. Vers 1885, elles s’installèrent vers l’ancienne Porte Randon sur le cours St André. Suite à une délibération du Conseil Municipal, c’est en 1905 qu’elles prirent place à St Bruno. Et enfin, c’est en 1934, que la foire des Rameaux va se tenir sur l’Esplanade de la Porte de France. De ces quatre foires, seule celle des Rameaux survécut aux vicissitudes du temps...

Son évolution

De 1934 à aujourd’hui. Il faudra attendre la fin de la guerre pour que la foire grossisse par de nouvelles attractions. En plus des spectacles acrobatiques, voltigeurs, chevaux de bois, manèges, montreurs de serpents, le train fantôme et le tir remportent un franc succès. Mais cette année 1949, c’est « la femme insensible » qui recueille les suffrages de la presse, en se couchant sur des tessons de bouteilles. Le grand huit et le dirigeable étaient déjà présent. Dans les années 70, c’est la grande époque des labyrinthes, des rallyes de karts et autos tamponneuses, les fous à motos sur « le mur de la mort ». Mais aussi les voyantes, des lilliputiens et femmes à barbe, sans parler du charmant sourire de l’homme sans tête. En soulevant une Dauphine sur son dos, l’homme cric surprend tous les publics. Au fil du temps le carton pâte va être substitués par les vérins puis l’électronique. Mais la magie est la même, l’illusion entière, le plaisir et le frisson restent intacts. Aujourd’hui, les Grenoblois sont toujours au rendez-vous.

Anecdote Par ginsteve

<span">"Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un terrible événement survenu lors de cette foire il y a 125 ans (à deux jours près!)."

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Le 5 Avril 1891 vers 16h, alors que la foire touche à sa fin, la jeune Augustine Gandolfo, surnommée Rosita, remplace alors son frère très malade : elle entre dans la cage aux lions pour assurer la représentation, comme sa famille lyonnaise le fait tous les soirs depuis le début de la foire.

Mais Lydie, la "lionne de l'Atlas", ne semble pas apprécier sa dompteuse du jour : elle va attaquer et dévorer Rosita !

 

Mortellement blessée, la jeune femme meurt quelques heures plus tard, dans la nuit à 2h du matin.


L'affaire fit la une de la presse nationale quelques jours plus tard, dans le supplément illustré du Petit Journal du Samedi 25 Avril 1891:

Marqués, la population grenobloise et les forains se cotisèrent pour lui offrir une sépulture au Cimetière Saint Roch (Carré 5 - Rang 13 - Concession 2832). Une lionne ornait autrefois la tombe, pour rappeler la triste destinée de la jeune dompteuse, mais elle fut malheureusement volée...


source: http://ginsteve.e-monsite.com/blog/un-dimanche-une-decouverte/1-dimanche-1-decouverte-n-13-5-avril-1891-fin-de-carriere-pour-la-dompteuse-de-lion-sur-la-foire-des-rameaux-de-grenoble.html

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